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Extrait de Notes Africaines n° 117 – Janvier 1968,

revue de l’IFAN-CAD à Dakar

« Aux Pays-Bas, les historiens s’accordent à reconnaître à un certain Barend Ericksz le mérite d’avoir donné le branle aux navigations commerciales néerlandaises en Afrique. C’est en effet après le retour en mars 1594 de ce marin, revenu de Guinée (1) avec une cargaison d’or, d’ivoire et d’épices, que des groupes de marchands se mirent à fréquenter ces lieux avec un tel empressement qu’E. van Reyd rapporte qu’en 1598 (2) « les navigations en Guinée étaient devenues si communes que les côtes de ce pays n’étaient dépourvues ni d’été ni d’hiver de vaisseaux néerlandais. Vingt à vingt-cinq à la fois jetant l’ancre près de la côte ». »

(…) Encore sans nouvelle de l’issue de cette tentative, l’armateur normand avait prévu d’envoyer les navires « DE MOORINNE» (la Mauresque) et de «HOOP » (l’Espoir) porter renfort et ravitaillement. Les instructions, datées du 19 décembre 1598 et signées Bal. De Moucheron et P. Le Moyne (son associé) ont été conservées (6). (…) Elles commencent comme suit :

– « nous vous commettons commis principal pour conduire le bateau ci-dessus nommé vers les places sus-dites et là y négocier les marchandises de la cargaison qui vous a été donnée. Vous relâcherez à la rade de Cabo Verde, particulièrement aux places de ZOALO ET PEURTO DALO où vous trouverez nos commis Tobias de Beaulieu et Lodewyck van der Willighen auxquels vous donnerez nos lettres et leur réclamerez 50 quintaux de riz lesquels ayant reçus vous conduirez avec à l’ile del Principe et les remettrez là entre les mains de François le Fort (…)

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