Mots-clefs

, , ,

« GAO EST UNE DES VILLES LES PLUS ANCIENNES D’AFRIQUE DE L’OUEST.

Elle se situe à un carrefour entre le fleuve NIGER et l’importante piste saharienne qui vient du Nord (de la Méditerranée).

Depuis longtemps C’EST UN MARCHE où s’échangeaient les produits du Sud (esclaves et or) contre le sel et les produits manufacturés du Nord. Les caravanes venant du désert y rompaient charge, tandis que la magnifique voie fluviale du Niger permettait des relations aisées avec le pays des Noirs. »

Gao carte Monde

Vers 872, YAKOUBI mentionne un royaume de KAWKAW « le plus grand des royaumes du Soudan et le plus puissant ».

« (…) Vers 996, AL MOUNHALLABI nous dit « le roi de ce peuple (Koukou) donne à ses sujets l’exemple de la profession de l’Islam et la plupart d’entre eux suivent son exemple (…) »

Vers 1150, AL ZOURHI spécifie que les caravanes arrivant à Gao viennent surtout d’Egypte et d’Ouargla, et r=très peu de Sidjilmassa (Tafilalet).

Gao jolie mosqu banco

IBN BATTOUTA y passe en 1353 : Koukou dit-il, est une des plus belles et des plus grandes villes du Soudan. Les produits du sol y abondent. »

A cette époque à peu près, la ville est conquise par un des généraux de l’Empereur du Mali, MANSA MOUSSA.

Lequel Empereur revient de la Mecque en 1324 et fait édifier une mosquée avec mirhab, vraisembablement par le poète espagnol Es Saheli.

La seconde moitié des années 1400 est marquée par le règne de SONNI ALI, (1464-1492) qui affranchit le royaume sonrhaï de la domination mandingue, et unifie le pays jusqu’à Tombouctou et Djenné.

carte Gao Tombouctou Djennég

Durant toutes les années 1500, c’est la grande époque de Gao, sous le règne des Askias (jusqu’à 1591). LE TARIKH EL FETTACH dénombre à cette période 7.626 maisons à Gao, soit environ 50.000 habitants.

En 1591, l’armée marocaine, commandée par DJOUDER s’empare de Gao.

A partir de là commence la décadence. La paix qui régnait sous les Askias allait faire place à l’anarchie et tout comme Tombouctou, Gao allait être pillée régulièrement par des Touareg.

Gao archi

NOTA       à partir de 1600,  le commerce des Européens avec la Côte ouest- africaine s’accentue, ce qui bascule le pouvoir vers les royaumes de la Côte d’une part, et affaiblit d’autant le commerce caravanier.

Lorsque le Docteur Barth visite Gao en 1854, il ne voit plus qu’un village de 300 à 400 huttes en paille, et un seul monument partiellement en ruines : le tombeau du Grand Askia Mohamed.

L’armée coloniale entre à Gao vers 1890 et l’administration française s’installe.

 Nota : ce sont des tirailleurs sénégalais qui conquièrent GAO,

En ce sens la colonisation a établi le pouvoir du Sénégal plus qu’aucun autre Royaume.

J’ai bougé ce t’xte à partir d’un article plus complet paru dans BULLETIN DE L’IFAN, tome XIII, juillet 1951 : « Note d’archéologie au sujet de GAO » par l’éminent chercheur Raymond Mauny

 

 

Publicités