SURF DAWAAL

 

Après c’est une question de mode,

comme les pagnes « mon mari a la boutique et toi ».

 

Peu importe au fond que l’affaire se concrétise de cette façon ou d’une autre, bien sûr que ce sera une autre façon,

tant mieux,

heureusement, pourquoi nous épuiser à calculer des détails que les populations ont déjà calculé depuis longtemps.

 

Dans chaque coin du pays, vous avez des citoyens, des fonctionnaires tout autant citoyens,

qui se sont dit « tiens, telle affaire je l’aurais réalisée comme ça… » et allez savoir pourquoi, cette personne s’est passionnée pour un des problèmes du pays, de la communauté, et elle a trouvé en effet des solutions très astucieuses.

 

Donc ça devient comme un puzzle, et notre rôle de gouvernant n’est-il pas plutôt : de définir les contours du puzzle, et même laisser les gens assembler les pièces si ça les amuse.

 

*

UN autre principe de base est qu’il serait difficile d’aborder directement un débat sensible, par exemple une émission sur le thème « l’Indépendance dans l’Unité Africaine ».

 

Alors le fait de commencer par ce biais : « une solution de transport indépendante », permet de ruser mais à l’africaine, personne n’est dupe, et tout en dégageant en touche, cela permet disons à toutes les sensibilités de commencer à se dire les plaisanteries à cousinage mais sur une base de chantier concret, en l’occurrence, ouvrir de nouvelles routes aux villages du fleuve Casamance.

 

C’est le principe du dégagement en touche, auquel je crois pour l’avoir testé : même en Côte d’Ivoire, le fait d’évoquer une émission inter-régions ou inter-états pour ouvrir de nouvelles routes de navigation,

est susceptible de disons, donner matière aux medias pour détourner un peu du conflit, et au fond, pourquoi se bat-on, parce que le gâteau rétrécit.

 

Donc si de nouvelles perspectives, vous verrez que même les ivoiriens du Nord voudront participer à l’affaire des bateaux !

 

C’est du concret, les populations veulent du concret.

Et si je dis dégagement en touche, c’est parce que la diplomatie peut profiter alors de ce laps de temps, de cette « bonne surprise », pour se repositionner autrement. Chacun son métier.

 

Les populations veulent participer aux solutions.

Les fonctionnaires aussi.

 

Vous êtes un élément moteur de ce type de solution.

Chaque administration a envie aussi de se décentraliser, chaque service rêve de placer SES solutions inventées avec génie, au lieu de toujours subir les directives centrales.

 

Une administration c’est comme une équipe de football. Chacun a sa place, son rôle, sa forme du moment, son ego, bref sa vie.

C’est le rôle du coach, c’est le mix Aimé-Metsu, de savoir laisser à chacun sa capacité à innover, et dans la bonne humeur.

 

C’est un peu cette symbolique qui nous amène à SOUHAITER que la mise en œuvre de cette solution de transport, vienne officiellement du bureau commercial de l’Ambassade à Paris.

 

Les gens diront « tiens, ils sont capables d’inventer de bonnes solutions, bureau commercial de Paris ? »

 

Réponse : eh oui, un service décentralisé peut avoir des solutions et les apporter, pourquoi pas.

Ce qui donnera envie à d’autres services d’apporter aussi leur part de responsabilité sur un autre dossier qu’ils maîtrisent.

 

–        AAAAAH ! il n’y a pas que le Chef qui décide ! les gens seront tout content !

 

 

Tant mieux.

UN autre aspect de cette symbolique, c’est de réconcilier indirectement les sénégalais de l’extérieur avec les sénégalais de l’intérieur, car ne nous leurrons pas, la personne qui quitte le pays, c’est parce qu’elle trouve problème dans le pays.

*

 

Donc les bittim reew seront très heureux de pouvoir participer à égalité avec les bim reew, et en plus cette fierté d’être représenté puisque solution venant « du bureau de Paris » avec toute la symbolique de PARIS CASAMANCE, anyway.

 

D’ailleurs posons-nous la question : est ce que oui, bureau de Paris peut coordonner, piloter une série de 3 émissions sur ce thème ? Question.

Quelles seront les « parisiens » invités à participer ? et les locaux ? quel budget, quel partage du gâteau, quel entourage diplomatique,

 

Oui au fait, est ce que une administration centrale peut faire confiance à un bureau décentralisé pour chapeauter et piloter carrément une solution directe.

 

Si ça marche, ça voudrait dire qu’à priori, d’autres administrations sœurs peuvent en faire autant dans d’autres domaines, donc que notre administration peut multiplier par DIX ses moyens d’action donc son efficacité.

 

Dakar n’aura plus qu’à agiter les doigts de pied, je plaisante, à présider.

 

C’est le côté coach de BOCANDE :

JAMBAAR ON Y VA OU ON Y VA PAS 

en secouant ses dreadlocks.

Né niou duggle ball bi bokk.

 

Je vous demande pardon et je vous remercie.

 Philippe Alcantara, 2002

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